17.11.2007
Festival de Montier-en-Der
Alors que se déroule cette année sa 11ème édition (du 16 au 18 novembre), le festival de Montier-en-Der dans l'Aube constitue pour les amateurs de photo animalière, et au-delà pour les amoureux et défenseurs de la nature, un rendez-vous absolument incontournable… Durant trois jours, expositions, concours internationaux, conférences, présence de nombreux éditeurs et magazines spécialisés, les animations s'enchaînent à un rythme soutenu. Sans oublier, alors que le lac de Der tout proche s'anime du ballet de milliers de grues cendrées en migration, la possibilité de tester les tout derniers reflex (et en cette fin d'année 2007 les nouveautés sont nombreuses) ou encore les objectifs de course qu'utilisent les professionnels. On ne peut en effet que s'extasier devant certains instants miraculeux saisis par l'œil du photographe… Surtout, ce sont les coulisses de ses réussites qui impressionnent. Car la photo animalière est sans aucun doute aux antipodes de la photo kleenex pratiqué par le commun des mortels. Affûts flottants, repérage durant des semaines, connaissance du milieu et du comportement animal, il faut pour réussir, ne serait-ce qu'une photo animalière correcte, déployer des trésors de patience et d'ingéniosité, forcer le hasard également. Surtout, une fois parfaitement installé, l'œil rivé dans le viseur, on comprend vite que la partie est loin d'être gagnée… J'en ai moi-même fait l'expérience à deux reprises : d'abord à l'automne 2006 à l'occasion d'une sortie en canoë-kayak en baie de Somme à la rencontre des phoques (la rencontre a bien eu lieu mais j'avais omis de me munir d'un téléobjectif suffisamment puissant…) puis en avril dernier lors du Festival de l'oiseau de la baie de Somme. De ma participation à l'un des stages photo organisés (se déroulant sur deux jours), j'ai retenu l'extrême difficulté à réaliser ce type d'images… Et encore, estimons-nous heureux puisque le numérique nous autorise à déclencher sans arrière-pensées avant d'effectuer un tri draconien… d'autant qu'avec l'équivalent d'un 280 mm, j'étais un peu court en focale (prévoir si possible un 400-500 mm…)… Lumière bouchée, axe de l'horizon penchant dangereusement, flou de mise au point, je n'ai guère conservé qu'une dizaine de photos sur les 250 réalisées… Sans compter les oiseaux (canards, avocettes, grèbes…) tout simplement hors du cadre ! Autant avouer qu'obtenir une photo équilibrée suscite une réelle satisfaction. Patience, discrétion, observation, la photo animalière constitue une école d'humilité hors pair… A ce titre, s'extasier sur le vol majestueux d'une chouette harfeng ou simplement sur une mésange fréquentant le fond de votre jardin n'a rien de candide. C'est une leçon de vie, un plaisir simple… Et franchement, il est bien plus agréable de fixer un animal à travers le collimateur d'un appareil photo qu'au centre du viseur d'une arme à feu…
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Commentaires
Belle description de la nature que l'on ne peut pas mettre en boîte aussi simplement que le reste ! As-tu essayé avec les pigeons urbains ?? Parfois, ils relèvent du "Cherchez Charlie", à force d'être gris sur fond gris par un jour de mauvais temps...
Ecrit par : hester | 10.12.2007
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